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Un petit baume pour des gens qui donnent tant

Times & Transcript (Moncton) - 11 août 2009
North Umberland Today - 11 août 2009
Calgary Herald - 8 août 2009
Miramichi Leader - 5 août 2009
Quebec Chronicle Telegraph - 5 août 2009
The Daily Observer - 5 août 2009
Pictou Advocate - 4 août 2009
The Western Star - 4 août 2009
The Bugle Observer - 4 août 2009
The Calgary Sun - 2 août 2009
The Chronicle-Herald - 29 juillet 2009
The Edmonton Journal - 25 juillet 2009
National Post - 23 juillet 2009
The Hill Times - 13 juillet 2009
The Windsor Star - 11juillet 2009
New Brunswick Telegraph Journal - 7 juillet 2009
Winnipeg Free Press - 3 juillet 2009
Montreal Gazette - 3 juillet 2009
The Guardian (Charlottetown) - 2 juillet 2009

Par Colin Kenny

Vous voyez des Canadiens rassemblés sur des viaducs de l’autoroute 401. Ils sont là pour rendre hommage aux âmes de soldats tombés au combat qui rentrent d’Afghanistan. Cela inspire non seulement de la tristesse, mais aussi de la fierté. Rien n’oblige ces gens à être là, mais ils savent pourquoi ils y sont.

Les Canadiens ne sont pas tenus non plus de faire des dons au Fonds pour les familles des militaires. Mais j’ai appris qu’ils le font de plus en plus. Ces dons rendent hommage non pas aux soldats tués au combat, mais aux familles des soldats dont la vie est difficile et qui, parfois, ont besoin d’aide.

J’ai découvert l’existence du Fonds par hasard, peu après avoir rendu visite à trois soldats blessés dans un hôpital d’Ottawa en compagnie des sénateurs Joe Day et Pamela Wallin, deux de mes collègues au sein du Comité sénatorial de la sécurité nationale et de la défense.

Un des soldats avait de graves blessures au visage; les deux autres étaient également mal en point, mais ils étaient loin d’être en aussi mauvais état. Lorsque, tous les trois, nous avons terminé notre visite – et nous étions tous déconcertés devant la douleur qui se voyait dans les yeux de ces jeunes –, j’ai dit au soldat que s’il existait un moyen que nous les aidions pour la suite des choses, je souhaitais qu’on m’en informe.

Habituellement, ce genre de propos n’a pas de suite, mais, environ deux semaines plus tard, j’ai reçu un appel téléphonique. Un des soldats avait de la famille dans la capitale, en provenance de Terre-Neuve – des ouvriers d’une des rares conserveries de poisson encore en activité là-bas. Ils croyaient être admissibles à l’assurance-emploi pendant qu’ils se trouvaient aux côtés de leur fils pendant deux semaines après son évacuation d’Afghanistan, mais, vérification faite, ils avaient tort. Ces gens se trouvaient à la limite de leurs ressources. Est-ce que je pouvais faire quelque chose?

Mon personnel a alors fait des recherches et m’a parlé du Fonds  pour les familles des militaires, administré par les Services de soutien au personnel et aux familles des Forces canadiennes (www.cfpsa.com). Nous avons communiqué avec le Fonds et il a rapidement trouvé 360 $ pour chacun des parents de ce jeune homme – le montant auquel nous nous attendions de l’assurance-emploi. Pour la plupart des Canadiens, ce n’est pas beaucoup d’argent, mais ce l’était pour eux.

Ce Fonds est complètement tributaire des dons des Canadiens ordinaires. À ce jour, il a reçu des centaines de milliers de dollars de plusieurs milliers de gens comme vous et moi. Ce Fonds vise à fournir une aide modeste, mais bien pensée. Comme je l’ai dit : « Le Fonds pour les familles des militaires dispense une aide pour tout un éventail de services de soutien et il fonctionne de manière souple dans des circonstances tout à fait particulières pour aider des familles de militaires au moment où elles en ont le plus besoin. »

Souvent, le Fonds vient en aide lorsque des familles de militaires – qui vivent habituellement loin des services disponibles dans les grandes villes canadiennes – ont besoin de soutien dans une situation difficile. Un enfant subit de graves brûlures et sa mère a besoin d’aide lorsqu’il lui faut se rendre dans l’hôpital d’une grande ville. Le père est en Afghanistan, la voiture de la famille tombe en panne, et on n’a tout simplement pas les moyens de la faire réparer. Ce genre de choses.

Le Fonds s’enorgueillit d’agir rapidement pour prodiguer une aide dans ces situations. Depuis que le général Rick Hillier en a annoncé la création en 2007, elle est venue en aide à plus de 250 familles. Comme le dit son site Web :

« […] les exigences associées à la vie militaire sont énormes. [Les familles] n’ont pas choisi de « servir », mais elles le font avec une grande distinction. C’est à notre tour maintenant de les soutenir. »
Amen.

 [Colin Kenny est président du Comité sénatorial de la sécurité nationale et de la défense]