Thunder-Bay Chronicle Journal - 23 août 2009
Daily Gleaner - 21 août 2009
Kingston Whig-Standard - 19 août 2009
Ottawa Citizen - 17 août 2009
Winnipeg Sun - 16 août 2009
Peterborough Examiner -15 août 2009
Guelph Mercury - 14 août 2009
Sudbury Star - 13 août 2009
Edmonton Sun - 13 août 2009
Par Colin Kenny
Il y a quelque temps, j’ai visité à l’Hôpital Civic trois soldats de la base des Forces canadiennes de Petawawa qui avaient été blessés en Afghanistan et étaient en train de se remettre.
L’un d’eux avait de très mauvaises blessures au visage; les deux autres étaient aussi sur le dos, mais n’étaient pas dans une situation aussi critique. J’ai été bouleversé par la douleur que j’ai vue dans ces jeunes yeux. Je leur ai dit de me faire savoir si je pouvais les aider d’une quelconque façon.
Environ deux semaines plus tard, j’ai reçu un appel téléphonique. Un des soldats avait en ville de la famille de Terre-Neuve, des travailleurs de l’une des quelques usines de transformation du poisson toujours actives là-bas. Ces derniers avaient cru à tort avoir assez d’argent pour visiter leur fils pendant deux semaines après son évacuation d’Afghanistan, mais il s’est avéré qu’il n’en était rien. Ces personnes vivaient très près de la limite. Le soldat m’a demandé si je pouvais faire quelque chose.
C’est à ce moment que, après plusieurs recherches, mon personnel m’a parlé du Fonds pour les familles de militaires, administré par l’Agence du soutien du personnel des Forces canadiennes (www.cfpsa.com). Nous avons communiqué avec le Fonds, qui n’a pas tardé à allonger 360 $ pour chacun des parents du soldat. Pour la plupart des Canadiens, ce n’est pas énorme, mais, pour eux, c’était une somme importante.
Ce fonds est entièrement financé par les dons de Canadiens ordinaires. Jusqu’à présent, leurs contributions, qui proviennent de plusieurs milliers de Canadiens comme vous et moi, se chiffrent par centaines de milliers de dollars.
Le Fonds a pour objectif d’aider les familles de militaires par de petites manières attentionnées. Il dépanne parfois ces familles (qui vivent habituellement assez loin de tous les services disponibles dans les grands centres urbains du Canada) lorsqu’elles se trouvent dans l’adversité de façon inattendue. Par exemple, un enfant subit des brûlures très graves, et sa mère a besoin d’aide pour aller le voir lorsqu’il est envoyé à l’hôpital dans une grande ville. Papa est en Afghanistan, la voiture familiale tombe en panne, et trouver de l’argent pour la réparer est tout simplement impossible. Ce genre de choses…
Depuis que le général Rick Hillier a établi le Fonds, en 2007, celui-ci a aidé plus de 250 familles. Comme on l’apprend sur le site Web : « La vie militaire exige beaucoup de nos proches. Ils ne se sont pas portés volontaires, mais ils servent quand même, et avec grande distinction. C’est donc à notre tour d’être là pour elles, nos familles. » [Traduction]
Amen.
Colin Kenny, président du Comité sénatorial de la sécurité nationale et de la défense